L’incursion sentimentale d’Erykah Badu (New Amerykah : Part 2)

28 Avr

Erykah Badu est cette somptueuse torturée  qu’on aime à côtoyer depuis plus de dix années et dont chacun des retours provoque en nous excitation et curiosité.  3ans après  un album plutôt controversé où elle  affichait une vision politique et rebelle de la société, la voici de retour avec la deuxième partie de ce projet. L’esprit moins guerrier , plus assagie et  posée pour maintenant s’étendre sur les multiples tourments du sentiment glorieux  comme le montre le merveilleux 1er single Windows Seat , gracieux mid tempo soul  ( dont ne se fera grâce d’oublier la vidéo) qui  aura vite fait de convaincre amateurs  du genre et détracteurs de la belle .

1. 20 Feet Tall
2. Window Seat
3. Agitation
4. Turn Me Away (Get MuNNY)
5. Gone Baby, Don’t Be Long
7. Love
8. You Loving Me (session)
9. Fall In Love (your funeral)
10. Strawberry Incense

L’opus s’ouvre avec    20 feet tall . Une ambiance soulfull aérienne pour ce titre sombre où la voix de la chanteuse explore la peine d’un amour perdu avec cette sobriété qui n’est pas sans rappeler les grands moments de la littérature  anglaise du 18 eme siècle. Badu a ce tact mélodique et  cette rombière mélancolie qui fait qu’elle exerce avec grâce l’introspection sentimentale qu’elle promet.  Ici  pas d’escapade vers un son radiophonique facile et blasant. L’heure est plutôt à la confession parfaitement mesurée : Turn Me Away ( Get Munny) est ce subtil clin d’oeil , un poil funky au renouveau de la soul années  90’s , tandis que Gone Baby , Don’t be long est ce  moment d’une intensité rare qui ferait pâlir de jalousie Paul Mccartney à qui le sample est repris . Umm Humm est la petite bombe de l’album, à la fois sexy et entrainante. La rythmique so 70’s utilisé fait des ravages allié à la fois fine mais charismatique de la chanteuse  qui peine à reproduire ses pépites sur la fin de l’album . Plus lancinante, un poil convenue  avant  le dernier morceau : Out Of Mind , Just In Time . Merveilleux moment où la chanteuse retrouve James Poyser pour une tirade Jazzy qui se transforme en grand moment  soul.

On pourra reprocher à ce 2eme volet de Badu sa répétivité ou peut-être le manque  punch relatif de l’ensemble. Toujours est il qu’après le décevant  et beaucoup trop expérimental 1er volet. La chanteuse prouve qu’elle a toujours un univers bien à elle, offrant un essai de belle facture, qui s’inscrit parmi les plus aboutis de ce début d’année.

14/20.

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