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Quincy Jones – Soul Bossa Nostra

4 Nov

 

1. Ironside (feat. Talib Kweli)
2. Strawberry Letter 23 (feat. Akon)
3. Soul Bossa Nostra (feat. Ludacris, Naturally 7 & Rudy Currence)
4. Give Me The Night (feat. Jamie Foxx)
5. Tomorrow (feat. John Legend)
6. You Put A Move On My Heart (feat. Jennifer Hudson)
7. Get The Funk Out Of My Face (feat. Snoop Dogg)
8. Secret Garden (feat. Usher, LL Cool J, Robin Thicke, Tyrese, Barry White & Tevin Campbell)
9. Betcha Wouldn’t Hurt Me (feat. Mary J. Blige, Q-Tip & Alfredo Rodriguez)
10. Everything Must Change (feat. BeBe Winans)
11. Many Rains Ago (Oluwa) (feat. Wyclef Jean)
12. PYT (feat. T-Pain & Robin Thicke)
13. It’s My Party (feat. Amy Winehouse)
14. Hikky-Burr (feat. Three 6 Mafia & David Banner)
15. Sanford & Son (feat. T.I., B.o.B., Prince Charlez & Mohombi)

 

Quand une légende s’allie avec la nouvelle génération, histoire de dépoussiérer ses classiques : c’est  souvent une bonne idée. Ça été bénéfique à des artistes tels que Dionne Warwick, Lionel Richie, ou encore Sergio Mendes et bien évidemment il y  a 10ans de ça : Quincy Jones. Rajouter un zeste de fraicheur à des titres qui ont véritablement marqué l’histoire de la musique à l’aide d’artistes talentueux est très généralement une bonne chose. Cela étant, c’est une chose qu’on fait une fois mais pas 2 . Quincy Jones nous avait déjà présenté en 95 un magnifique revival de ses plus gros tubes avec l’aide d’artistes tels que Stevie Wonder, Barry white, Babyface,R.Kelly, Ray Charles, Brian Mc Knight, Phill Collins, Brandy, Chaka Khan ou encore Tamia. Les reprises que contenait ce projet étaient d’une telle grâce que certaines se permettaient sans mal aucun de surpasser les originales.

Quand ce même Jones nous revient 16ans après, avec le même projet. On est de manière tout à fait logique sceptique surtout lorsqu’il propose Akon et autres T-pain comme fer de lance de son essai.

A l’écoute de l’opus «  Soul Bossa Nostra », le sceptisme  est non seulement confirmé mais les dégâts sont tellement nombreux qu’on arrive à se demander si  ce pilier ne la musique black n’a pas été atteint de sénilité partielle pour pourvoir réaliser  de telles entailles à sa propre carrière. Si la liste d’invités globale rehausse un peu le niveau des têtes d’affiches vu qu’on y retrouve Mary J Blige,Jennifer Hudson,Bebe Winams,Talib Kweli ou encore John Legend et Amy Winehouse . Le fond reste tendancieusement creux et souvent superbement inutile.

C’est une espèce de son urbain auquel ont été rajouté  n’importe  comment des sonorités de bossa brésiliennes. Les mix sont non seulement pour la plus part mal fait (comme d’entrée sur Irronside avec Talib Kweli) mais en plus les artistes tous autant qu’ils sont n’apportent strictement rien aux morçeaux. Que ce soit le rap de Ludacris sur Bossa Nostra, les graves de Jamie sur Gimme The Night ou les hurlements tout à fait stressants de Jennifer Hudson sur You Put a Move on my Heart. Rien ne n’émeut et ce d’une quelconque manière. Certes John Legend réussit à l’arrache à faire quelque chose de bon de Tommorow, Bebe Winams nous attendrit avec Everything changes et  le sextuor Usher, Thickle,LL Cool J,Tevin Campbell , Barry White offre un bon Secret Garden mais ça reste largement insuffisamment pour combler les nombreuses  autres fautes de gout. Une Mary J Blige inutile sur Betcha Wouldn’t hurt me, une Amy Winehouse apparemment sous cellophane et donc  spécialement agaçante  au moment de transporter « It’s My party », une destruction totale de «  P.Y.T » de Michael par le vocoder de T-pain, des productions totalement cheap de Red One … enfin c’est bien triste spectacle que nous offre là Quincy Jones.

Non seulement, l’album est trop mauvais pour plaire à la nouvelle génération mais il déprécie en plus totalement les titres de base. Le gros flop sera mérité en espérant qu’il vire en maison de retraite et que ce soit là sa dernière tentative pour faire revivre ses succès d’antan.

5/20.

 

 

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